
La trajectoire de réduction des consommations énergétiques redessine la hiérarchie des actifs de bureaux : entre immeubles prime conformes et actifs obsolètes, l'écart de valeur se creuse.
Le dispositif Éco Énergie Tertiaire (« décret tertiaire ») impose aux bâtiments à usage tertiaire de plus de 1 000 m² une réduction progressive de leurs consommations d'énergie : -40 % en 2030, -50 % en 2040, -60 % en 2050 par rapport à une année de référence. Les obligations de reporting sont déjà en vigueur.
Pour l'investisseur, la conséquence est claire : les actifs conformes ou facilement adaptables (certifiés, flexibles, bien situés) voient leur attractivité renforcée ; les actifs obsolètes, coûteux à mettre aux normes, se décotent. L'écart de rendement et de liquidité entre ces deux catégories s'élargit.
Cette polarisation ouvre un terrain pour les stratégies Value Add : acquérir un actif décoté en raison de sa performance énergétique, financer les travaux de rénovation, puis le recommercialiser conforme et performant. Toute la difficulté — et la valeur ajoutée — réside dans le chiffrage juste du capex et de la valeur de sortie.
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